Polyglossie

Calligraphie chinoise et japonaise - Humeurs d'un polyglotte

mardi, août 28, 2007

Papier

kami - papier

Le papier est le quatrième trésor du lettré. C'est aussi, pour le calligraphe, le poste budgétaire le plus important sur le long terme. Le papier pour calligraphie n'a pas vraiment de nom, car c'était le seul papier que connaissaient les Chinois et les Japonais. Il en existe tellement de sortes qu'on ne s'y retrouve pas vraiment. Pour les étudiants, on trouve des papiers cadriés. Il y a parfois neuf cases, parfois quatre avec ou sans traits en biais. Ces repères sont à la fois utiles et handicapants. Cela permet de copier avec plus de précision et de mieux se rendre compte de la composition et des proportions, mais cela empêche de voir le caractère dans sa globalité. C'est comme si le blanc était une composante intégrante du caractère qu'il faut aussi apprendre à maîtriser. Il faut garder ce blanc pour "mettre" le vide au bon endroit. La feuille blanche n'est pas vierge. Elle porte en elle tous les caractères, le tracé noir les révèlent seulement. Le noir dessine le blanc.

1 Comments:

At 21:50, Anonymous Liu said...

C'est joli. On pourrait dire que le noir est l'encre invisible du papier alors ? Le caractère se révèle ainsi à la lumière de ton esprit :)

 

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