Polyglossie

Calligraphie chinoise et japonaise - Humeurs d'un polyglotte

mardi, août 21, 2007

Encre

sumi - encre


Dans la pierre à encre dansent les reflets ambrés de l'encre chinois en de douces vaguelettes quand je frotte lentement le bâtonnet sur la pierre. Le liquide s'épaissit, le noir devient plus profond, jusqu'à la parfaite consistance. Luisant, sombre, souple et dense, il est comme la terre brûlée noicie qu'illustre la composition du caractère lui-même. L'encre est une terre, un fondement solide sur lequel on peut compter, et que le blanc autour du caractère et en lui rend complet.

2 Comments:

At 23:59, Anonymous Liu (de retour) said...

Me revoilà Elie ! J'ai du retard à rattraper sur tes créations mais je le ferai doucement, à mon rythme... C'est qu'il faut savoir les savourer ces beaux tracés... et prendre le temps de les regarder, puis d'y revenir pour mieux les apprécier.
Je me demandais quelle était l'échelle de tes caractères par rapport à l'image que tu nous en donne. Occupes-tu tout un format A4 ou un format A5 ? Plus le caractère est grand, plus il est difficile à composer n'est-ce pas ?
Merci ;-)

 
At 21:09, Blogger ElieDeLeuze said...

Que c'est gentil de revenir prendre le temps de te plonger dans mes exercices!

Les caractères seuls sont en général de format A5+ car les feuilles japonaises sont un peu plus grandes que A4. Les formules à plusieurs caractères sont A4 car mon scanner ne fait pas plus grand. D'ailleurs, quand ça dépasse, je fais une photo.

Le rapport entre le format et la difficulté est étrange. Plus c'est petit, plus c'est difficile, et plus c'est grand, plus c'est difficile aussi. Le plus accessible, pour l'étudiant, c'est ce format intermédiaire avec quatre ou six caractères par feuille A4+.

De plus, chaque pinceau induit un format médiant, et on se facilite grandement la tâche en faisant toujours attention à avoir un pinceau de bonne taille pour le format souhaité.

 

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